Ebirah au souper...
La saison de la pêche au homard a repris au début mai. On a donc décidé avec Patricia et Simon de célébrer cet évenement avec un bon...homard (on avait pensé faire une tartiflette au départ, mais l'idée du homard s'est rapidement imposée).
Je rappelle que le Québec est en Amérique du Nord, et que l'influence du voisin se faisant sentir dans tout les aspects de la vie quotidienne, on ne pouvait decemment pas acheter un homard "normal" de 500/600 grammes. On comptait d'ailleurs être 5, mais c'est pas pour autant qu'on a acheté plusieurs homards.
Non, on a fait simple en allant se fournir dans une poissonnerie de gros, et on a pas été déçu: on a ramené un homard de ... tadada... 6 kilos.
Ma première réaction en voyant "le monstre" a été de prendre soudain conscience des terribles effets qu'avaient eu les épaves de sous-marins nucléaires russes envoyées par le fond pour éviter leur retraitement. Mais ce homard de compétition vient bien des côtes québécoises. Il fait d'ailleurs pâle figure comparé au King of Lobsters, pêché en 1977 en Nouvelle-Ecosse, qui atteignait les 20 kg, pour un âge estimé de 100 ans.
A savoir:
- un homard 6 kg suffit largement pour 5 personnes.
- ici le homard coute 15$/kg, on a donc manger à satiété pour moins de 12€/pers.
- le homard canadien est tout de même moins fin que le breton.
Ce que j'aime bien ici:
- les sacs en papiers pour mettre les courses
- l'absence TOTALE de sales jeunes tektonikeux
- le fait que tout le monde se tutoie (je vais souvent parler au doyen pour tout un tas de prétextes bidons juste pour lui dire "Salut, je voulais te demander...").
- la relish
- les gateaux à la carotte avec le glaçage à la crème dessus

Ce que j'aime moins ici:
- les casquettes à visière droite avec l'autocollant laissé dessus que tous les jeunes portent
- les 4 séances de pubs pendant les Simpson: une juste après le générique, 2 pendant, et la dernière juste avant le générique de fin...
- les voix québécoises des Simpson, tant qu'on y est
- l'absence des ingrédients nécessaire à la tarte flambée: pas de lardons, pas de fromage blanc.
- le fromage français à 75$ la livre
- les sacs en papiers pour mettre les courses
- l'absence TOTALE de sales jeunes tektonikeux
- le fait que tout le monde se tutoie (je vais souvent parler au doyen pour tout un tas de prétextes bidons juste pour lui dire "Salut, je voulais te demander...").
- la relish
- les gateaux à la carotte avec le glaçage à la crème dessus

Ce que j'aime moins ici:
- les casquettes à visière droite avec l'autocollant laissé dessus que tous les jeunes portent
- les 4 séances de pubs pendant les Simpson: une juste après le générique, 2 pendant, et la dernière juste avant le générique de fin...
- les voix québécoises des Simpson, tant qu'on y est
- l'absence des ingrédients nécessaire à la tarte flambée: pas de lardons, pas de fromage blanc.
- le fromage français à 75$ la livre
Record battu!
Voilà, c'est officiel, l'hiver 2007/2008 est le plus neigeux depuis que le Québec s'est mis à mesurer ce qui tombe. Et il est tombé plus de 5,50m. Pour info, le précédent record datait des années 60, et il a été pulvérisé de plus d'un mètre. Juste pour moi...
Pour vous montrer qu'on est en Amérique du Nord et qu'on rigole pas avec ces sales éléments naturels, voilà comment on déneige ici: des lumières rouges disposées un peu partout dans les rues clignotent, tout le monde vire sa voiture, et le lendemain, un convoi de camion envahit une rue après l'autre et recueille la neige pulvérisée par une espèce de moissonneuse-batteuse.
Sachant qu'un camion se remplit en 30 secondes, et que la moissonneuse démoniaque avance à 25m/min, calculez le nombre de camions nécessaires pour déneiger une rue de 314m de long. Et accessoirement le volume de neige à stocker dans les dépôts à neige.



Pour vous montrer qu'on est en Amérique du Nord et qu'on rigole pas avec ces sales éléments naturels, voilà comment on déneige ici: des lumières rouges disposées un peu partout dans les rues clignotent, tout le monde vire sa voiture, et le lendemain, un convoi de camion envahit une rue après l'autre et recueille la neige pulvérisée par une espèce de moissonneuse-batteuse.
Sachant qu'un camion se remplit en 30 secondes, et que la moissonneuse démoniaque avance à 25m/min, calculez le nombre de camions nécessaires pour déneiger une rue de 314m de long. Et accessoirement le volume de neige à stocker dans les dépôts à neige.




Bon, je pense qu'il est temps d'arrêter de parler de hamburger et autres poutines, et de vous montrer que ne me suis pas tapé 6.000 bornes pour trainer dans des souterrains cheulou.
J'ai des occupations plus sérieuses, comme par exemple mon mémoire de fin de master. Mon sujet porte sur l'écologie des mammifère en forêt boréale, et plus particulièrement sur le Lynx du Canada. Je pense que le titre de mon rapport sera: "Sélection d'habitat hivern
al par le Lynx du Canada en sapinière boréale aménagée". Ou quelque chose du genre.L'équipe que j'ai intégrée travaille depuis plusieurs années à définir quelles sont les modalités d'utilisation du territoire par les mammifères. Ce que j'aimerais faire, c'est montrer si le Lynx s'accommode de tout type de milieu ou s'il est spécialiste de certains, et si oui, pour quelles raisons. J'aimerais aussi montrer que la sinuosité des mouvements de Lynx peut servir d'indicateur de préférence de certains habitats.
Pour faire ça, il faut aller sur le terrain, et relever les pistes des différents animaux étudiés avec un GPS. On a trois méthode pour faire ça:
1) Suivre les chemins existant et relever les pistes de part et d'autre. C'est la méthode facile, qu'on utilise uniquement quand on se déplace pour se rendre dans les différentes parties de la forêt.
2) Suivre un transect, c'est à dire partir d'un point pris au hasard sur la carte, et faire 500 m. en ligne droite vers le nord, puis 500 m. vers l'est, et enfin 1 km. vers le sud. On relève toutes les pistes de part et d'autre du transect. C'est ce qu'on fait le plus souvent, et la difficulté varie beaucoup. On peut très bien faire ses deux kilomètres dans des coupes ou des forêts où les arbres sont espacés. On peut aussi les faire dans du sois-bois super dense, avec une pente montante à 45%.
3) La dernière méthode consiste à suivre une piste préalablement remarquée, en général de lynx ou de martre. C'est ce que je préfère, parce qu'en général ça se fait seul. Mais là aussi, faut savoir qu'un lynx ça passe partout, surtout en rampant dans des fourrés pleins de ronces.
On peut voir ici une empreinte de Lynx, le mètre ruban est bloqué sur 20 cm. Le Lynx a des grosses papattes bien large, qui lui servent de raquettes naturelles.

Et pour vous montrer qu'on rigole pas, la preuve en image de la température qu'il a fait quand on est allé pister durant 3 jours en dormant dans un refuge.

Et pour vous montrer qu'on rigole pas, la preuve en image de la température qu'il a fait quand on est allé pister durant 3 jours en dormant dans un refuge.
Chez Victor
Si vous allez chez Victor, rue Saint-Jean, que vous demandez au serveur un Spécial avec frites et que vous lui donnez 10$, voilà ce que vous obtiendrez.
C'est à une rue de chez moi, c'est un vrai resto qui fait une quinzaine de sorte de burgers, depuis le tout simple jusqu'au méditerranéen (feta, tomate séchées), ou celui agneau/fromage de chèvre, en passant par des burgers végétariens (4 sortes différentes). Le mien contenait du boeuf, du bacon, du fromage, des oignons cuits, des cornichons, de la salade, de la tomate, de la moutarde. Miam. (je rassure ceux qui s'inquiète de mon alimentation ces derniers temps, particulièrement à la vue de mes dernières photos, mais la plupart de mes repas font moins de 12.000 kcal).
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